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Passation de pouvoirs SFA

Passation de pouvoirs SFA

Passation de pouvoirs entre Susanne Laubach aux manettes pendant plus de dix ans (sur la photo à droite) à Pascale Bech à l’occasion de la dernière réunion de bureau de la Société Franco-Allemande de Francfort. Christophe Braouet, Président de la Société Franco-Allemande de Francfort, va proposer Susanne Laubach comme nouveau membre du bureau à l’occasion [...] View Gallery

Commentaires Septembre 2021

Francfort, 31 août 2021

Le retrait chaotique d’Afghanistan illustre une fois de plus qu’il est insoutenable d’être tributaire à tel point des Etats-Unis: Joe Biden a déterminé -de manière tout à fait comprehensible- le calendrier du retrait en fonction de sa politique intérieure (les élections „midterm“ ont lieu dans un an) et les Européens ne peuvent qu’en subir les conséquences.

Les américains ont pu rapatrier 90 % des cent mille Américains et leurs appuis locaux, les Allemands 5.300 sur 15.000 (au moins) et les Francais 2.800 sur 3.500. La France s’était déjà retiré de la coalition de l’OTAN en Afghanistan en 2014, contrairement à l’Allemagne toujours présente, et avait commencé le rapatriement dès le mois de juin, evacuant près de 1.500 personnes avant la mi-août, quand l’Allemagne a commencé son rapatriement.

Pour l’Europe, il s’agit maintenant d’éviter une nouvelle vague migratoire et de ne pas être tributaire d’Erdogan en dernière seconde, et au prix fort. A cet effet, des négociations sont nécessaires avec les Talibans et les Etats riverains, afin que ceux-ci organisent des camps de réfugiés, financés par l’Europe. C’est ce qu’entreprend le ministre allemand des affaires étrangères Heiko Maas.

Ces flux migratoires ne seront pas un problème américain, mais européen. Tout comme l’est la menace terroriste croissante, en Syrie notamment: il faut combattre lDaech,aux côtés des kurdes, par ailleurs combattus par Erdogan.

L’Europe doit avoir sa propre réponse aux flux migratoires et aux menaces terroristes, indépendante des Américains. C’est dans ce contexte qu‘Emmanuel Macron a proposé aux Nations-Unis avec la Grande-Bretagne de sécuriser l’aéroport de Kaboul afin de faciliter le rapatriement de nationaux et appuis locaux. Par ailleurs, il s’est prononcé comme suit face aux journalists lors de son voyage recent á Bagdad: Je suis frappé voir que dans certains esprits, on a vingt ans de retard, comme s’ils n’avaient pas pris en compte la chute du mur de Berlin et le retour des puissances. Les Etats-Unis ont un agenda stratégique prioritairement tourné vers l’Asie-Pacifique et souhaitent que les Européens contribuent davantage à leur propre sécurité. C’est clair, légitime et je le respecte. Ils sont désormais dotes d’une politique étrangère pour “les classes moyennes” et cette classe Moyenne américaine ne comprend pas pourquoi on envoie pendant des années des soldats mourir au bout du monde. Nous, Européens, devons donc davantage prendre notre part face aux déstabilisations de notre voisinage. L’Europe de la défense, l’autonomie stratégique c’est maintenant. Comment peut-on dire vouloir lutter contre le terrorisme si on le laisse prospérer à nos portes en Afrique et au Moyen-Orient?”

Quatre précieuses annnées se sont déjà écoulées depuis le discours de la Sorbonne d‘Emmanuel Macron:ses propositions pour le renforcement de l’Europe sont restées sans réponse allemande. La place de l’Europe dans le monde ne joue malheureusement quasiment pas de rôle dans la campagne pour les élections fédérales du 26 septembre prochain: pourquoi donc? Pourtant, nous savons tous que le prix de l’indépendance ne fait qu’augmenter avec le temps. Erdogan, lui, le sait. La Chine et la Russie aussi.

Peut-être en est-il ainsi car la Covid domine toujours le débat public. Pour nous permettre le retour à une vie normale, le taux des vaccinations doit augmenter face à la quatrième vague, qui déferle actuellement.

Le taux de progression des cas de Covid et des décés n’est guère supérieur en Grande-Bretagne à celui constaté en France, alors même que les Britanniques ont levé toute restriction („Freedom Day“).

L’espoir d’une limitation de la hausse des cas en France se fonde sur les quatre millions de vaccinations supplémentaires qui ont fait suite à l’allocution d‘Emmanuel Macron de la mi-juillet. Le taux des primo-vaccinés est de ce fait maintenant supérieur de 7 % à celui de l’Allemagne.

En Allemagne, les chiffres restent très faibles en comparaison internationale. Mais, tout comme aux Etats-Unis, le taux de vaccination stagne…

France Allemagne Italie Espagne GB Etats-Unis
Tests par jour pour 1000 11,3 1,2 3,5 2,5 11,0 3,3
Cas au 31 juillet
(*) 6.834.834
(+10,3 %) 3.947.035
(+ 4,5 %) 4.534.499
(+4,1 %) 4.847.298
(+9,0 %) 6.789.189
(14,9 %) 39.057.459
(+11,6 %)
Décès au 31 juillet 112.075
(+0,8 %) 91.666
(+0,9 %) 128.088
(+0,4 %) 81.486
(+0,8 %) 129.542
(+1,1 %) 613.228
(+1,4 %)

(*) + 2.545
(+2,3 %) + 541
(+ 0,6 %) +1.058
(+0,8 %) +2.660
(+3,3%) + 3.266
(+2,5 %) +25.483
(+4,2 %)
Par million d’hab
(début 3ème vague : 30.10.20) 1.710
(551) 1.096
(125) 2.122
(631) 1.742
(762) 1.900
(775) 1.889
(707)
Vaccins (% de la
1er vaccin
Vaccin complet Population)
1.745
(551)
1.102
(125)
2.139
(631)
1.796
(762)
1.939
(775)
1.965
(707)
Source : Johns Hopkins Corona Resource Center (https://coronavirus.jhu.edu/map.html) & Oxford University (https://ourworldindata.org/coronavirus)
(*) % par rapport au mois précédent

Johns Hopkins compte plus de 4,5 millions de décès dûs au Covid dans le monde. Comme le taux de vaccination dans les pays en développement reste très faible (moins de 10 % dans l’Afrique voisine par exemple), le danger de nouvelles mutations susceptibles d’atteindre l’Europe nous guète.

30 % des Francais et 24 % des Allemands ne souhaitent pas se faire vacciner, et 8 % suppléentaires hésitent toujours….: il reste à convaincre.

Christophe Braouet

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